Publié le 12 mars 2024

L’arrêt des silicones ne révèle pas la « vraie nature » de vos cheveux, mais un état de « sevrage structurel » où la fibre, privée de sa gaine occlusive, doit réapprendre à fonctionner.

  • Les silicones agissent comme un vernis : leur retrait expose l’état réel de la fibre (l’héritage de porosité) et augmente drastiquement la friction inter-fibres, créant nœuds et frisottis.
  • Le gain de volume post-silicone n’est pas magique, mais un phénomène mécanique : la fibre, libérée du poids de la gaine synthétique, retrouve son angle de croissance naturel.

Recommandation : Pour survivre à cette phase, concentrez-vous moins sur la multiplication des masques que sur la maîtrise de deux gestes clés : le démêlage systématique sur cheveux mouillés et enduits de soin, et le rinçage final acide pour refermer les écailles.

Vous avez fait le grand saut. Inspirée par une prise de conscience écologique ou simplement par le désir de retrouver une chevelure authentique, vous avez banni les silicones de votre salle de bain. Pourtant, le résultat est décevant. Loin de la crinière saine et brillante promise par les adeptes du naturel, vos cheveux semblent ternes, secs, indomptables et parsemés de frisottis. Cette frustration est une expérience quasi universelle pour quiconque entame une transition capillaire, et elle mène souvent à l’abandon.

Face à ce constat, les conseils habituels fusent : « sois patiente », « c’est une détox », « tes cheveux doivent se débarrasser des mauvaises choses ». Si ces encouragements partent d’une bonne intention, ils survolent la réalité scientifique du phénomène. En tant que trichologue, je vous propose une perspective différente. Le problème n’est pas que vos cheveux sont « moches » sans silicone, mais qu’ils entrent dans une phase critique que j’appelle le sevrage structurel. Ils ne se « nettoient » pas seulement, ils réapprennent à exister sans le support artificiel qui masquait leurs véritables besoins et leur état réel.

Mais si la clé n’était pas d’attendre passivement que « ça passe », mais de comprendre les mécanismes physiques et chimiques à l’œuvre pour y répondre avec des gestes précis ? Cet article n’est pas un simple plaidoyer pour le naturel. C’est un guide scientifique et encourageant pour vous aider à traverser cette période délicate. Nous allons décoder ensemble les étiquettes pour démasquer les silicones, comprendre pourquoi vos cheveux réagissent avec tant de véhémence à leur absence, et surtout, nous établirons un plan d’action concret pour accompagner ce sevrage et révéler, enfin, la véritable santé et beauté de votre chevelure.

Pour naviguer efficacement à travers les étapes de cette réhabilitation capillaire, cet article est structuré pour vous fournir des réponses claires et des solutions pratiques. Voici ce que nous allons explorer.

Dimethicone, Amodimethicone : comment les repérer en 2 secondes sur une étiquette ?

La première étape de votre transition est de devenir un véritable détective d’étiquettes. Les silicones se cachent sous de nombreux noms, mais quelques astuces simples permettent de les identifier rapidement. Leur fonction est de former une gaine occlusive autour de la fibre capillaire, la lissant artificiellement pour un effet brillant et soyeux immédiat. Cependant, tous les silicones ne sont pas égaux : certains sont volatils et s’évaporent, tandis que d’autres, non solubles dans l’eau, s’accumulent lavage après lavage, créant l’effet « casque » qui étouffe le cheveu.

Main tenant un smartphone scannant une étiquette de produit capillaire dans une parapharmacie française

Comprendre leur classification est essentiel pour gérer la transition. Les silicones non solubles comme le Dimethicone sont les plus difficiles à éliminer et nécessitent souvent un shampoing clarifiant pour s’en défaire. À l’inverse, les silicones solubles dans l’eau, comme les PEG/PPG Dimethicone, sont beaucoup moins problématiques car ils partent au lavage. L’illustration ci-dessus montre un geste devenu courant : utiliser une application mobile pour décrypter la liste des ingrédients (INCI) directement en magasin.

Le tableau suivant, basé sur une analyse des types de silicones, vous aidera à mieux comprendre leur impact respectif et à faire des choix éclairés.

Classification des silicones par impact sur les cheveux
Type de silicone Solubilité Difficulté d’élimination Impact sur la transition
Dimethicone Non soluble dans l’eau Très difficile Accumulation importante, nécessite clarification
Amodimethicone Partiellement soluble Moyenne S’accroche aux zones abîmées, effet ‘intelligent’
Cyclopentasiloxane Volatil Facile S’évapore rapidement, peu d’accumulation
PEG/PPG Dimethicone Soluble dans l’eau Facile Peu problématique pour la transition

Votre plan d’action pour repérer les silicones

  1. Scanner : Utilisez une application comme INCI Beauty pour une analyse instantanée du code-barres du produit et de ses ingrédients.
  2. Identifier les terminaisons : Dans la liste INCI, recherchez activement les noms se terminant en -cone (Dimethicone), -conol (Dimethiconol), -silane ou -siloxane (Cyclopentasiloxane).
  3. Détecter les « faux amis » : Méfiez-vous des polyquaterniums. Bien que n’étant pas des silicones, certains peuvent avoir un effet filmogène et occlusif similaire, alourdissant le cheveu.
  4. Analyser la position : Plus un ingrédient est haut dans la liste INCI, plus sa concentration est élevée. Un silicone dans les 5 premiers ingrédients a un impact majeur.
  5. Faire confiance aux labels : Pour plus de sérénité, privilégiez les produits certifiés par des labels bio européens reconnus comme Cosmébio, Ecocert ou Nature & Progrès, qui interdisent formellement l’usage de silicones.

Comment le sans silicone permet-il de gagner 30% de volume aux racines ?

L’un des effets les plus spectaculaires et encourageants de l’arrêt des silicones est ce fameux gain de volume en racine. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un effet « santé », mais c’est avant tout un phénomène purement mécanique. La gaine de silicone, surtout lorsqu’elle s’accumule, a un poids non négligeable. Pour les personnes dont la moitié des françaises ont les cheveux fins ou très fins, cet effet de poids est dévastateur : il plaque littéralement les racines contre le crâne, annulant tout volume naturel.

En arrêtant les produits siliconés, vous ne faites pas « pousser » vos cheveux différemment. Vous leur permettez simplement de se libérer de ce lest. La racine peut enfin retrouver son angle de croissance naturel, créant un décollement mécanique visible qui donne cette impression de volume retrouvé. Cet effet est particulièrement marqué dans les régions où l’eau est dure, car le calcaire s’amalgame aux silicones, créant une « gangue » encore plus lourde et rigide.

Étude de cas : l’effet « casque » silicone et calcaire en Île-de-France

Dans les régions françaises à eau très calcaire comme l’Île-de-France et le Nord, le phénomène est amplifié. Le dépôt minéral s’associe au film de silicone pour former une couche rigide et lourde qui étouffe le cuir chevelu et alourdit les racines. La libération progressive de ce poids lors de la transition capillaire permet un redressement visible des cheveux dès la racine, expliquant pourquoi de nombreux utilisateurs parisiens rapportent un gain de volume spectaculaire. La période de transition, où les cheveux peuvent paraître ternes, correspond au temps nécessaire pour éliminer cette accumulation et permettre à la fibre de respirer à nouveau.

La patience est donc votre alliée. Il faut plusieurs semaines pour que la fibre soit totalement débarrassée de cette accumulation et que vous puissiez observer le plein potentiel de votre volume naturel. Ce n’est pas de la magie, c’est de la physique : moins de poids en racine équivaut à plus de légèreté et de mouvement.

Curly Hair Method : pourquoi les silicones sont l’ennemi juré du ressort des boucles ?

Pour les cheveux texturés (ondulés, bouclés, frisés), les silicones sont particulièrement problématiques. La beauté d’une boucle dépend de deux facteurs : son hydratation interne, qui lui donne sa souplesse, et sa légèreté, qui lui permet de se former sans être étirée par son propre poids. Les silicones, surtout les non-solubles, sabotent ces deux piliers. En formant une gaine imperméable, ils empêchent l’humidité de l’air et les soins hydratants de pénétrer au cœur de la fibre. Le cheveu devient donc sec de l’intérieur, tout en ayant une apparence brillante à l’extérieur.

Cette sécheresse interne rend la boucle rigide et cassante. De plus, le poids de la gaine de silicone accumulée détend le ressort de la boucle, la transformant en une ondulation molle et mal définie. La fameuse Curly Girl Method (CGM), popularisée par Lorraine Massey, a pour principe fondamental l’élimination totale des silicones. L’objectif est de permettre au cheveu de retrouver sa capacité à absorber l’hydratation et de le libérer du poids qui l’empêche de boucler naturellement.

Comparaison de boucles avant et après la transition sans silicone montrant la différence de définition

La transition capillaire, comme le promeut la boutique française spécialisée La Belle Boucle, est une période de rééducation. Le cheveu, privé de sa « béquille » siliconée, révèle son héritage de porosité et sa soif d’hydratation. Il est crucial de remplacer la fausse hydratation des silicones par de vrais agents hydratants (aloe vera, glycérine) et des huiles scellantes pour conserver cette hydratation.

L’erreur de brosser ses cheveux sans silicone à sec qui cause la casse

Voici l’une des erreurs les plus courantes et les plus dommageables pendant le sevrage : continuer à se brosser les cheveux à sec. Les silicones sont de puissants agents lubrifiants. Ils réduisent la friction entre les fibres capillaires, permettant à la brosse de glisser sans effort. Lorsque vous les retirez, vous mettez à nu la texture réelle de vos cheveux, avec leurs écailles plus ou moins ouvertes. La friction inter-fibres augmente de manière exponentielle.

Tenter de passer une brosse dans des cheveux secs et non siliconés, c’est comme frotter deux surfaces rugueuses l’une contre l’autre. Le résultat est immédiat : les nœuds se resserrent, la tension sur la fibre augmente et le cheveu casse. C’est ce qui donne cet aspect « pailleux » et ces pointes abîmées, souvent attribués à tort au « naturel qui ne fonctionne pas ». En réalité, ce n’est pas le produit qui est en cause, mais le geste inadapté.

La règle d’or de la transition est simple : on ne démêle jamais à sec. Le démêlage doit devenir un rituel à effectuer exclusivement sur cheveux mouillés et saturés d’après-shampoing ou de masque. Le produit agit comme un lubrifiant temporaire, permettant aux nœuds de se défaire en douceur. Pour cela, les coiffeurs français spécialisés dans la transition recommandent des outils spécifiques comme les brosses en poils de sanglier naturels (marque Altesse) ou les peignes en corne ou en bois du Jura, qui sont plus doux que le plastique et réduisent l’électricité statique. Le protocole suivant est un excellent point de départ :

  1. Pré-démêlage : Avant même de mouiller vos cheveux, utilisez vos doigts pour défaire délicatement les plus gros nœuds.
  2. Application généreuse : Sous la douche, appliquez une quantité généreuse d’après-shampoing sur vos longueurs, en vous assurant que chaque mèche est bien enduite.
  3. Démêlage par le bas : Avec un peigne à dents larges ou vos doigts, commencez à démêler par les pointes, puis remontez progressivement vers les racines, section par section.
  4. Rinçage partiel : Rincez à l’eau tiède, mais n’hésitez pas à laisser un très léger film de produit pour garder les cheveux souples.
  5. Essorage doux : N’utilisez jamais une serviette en éponge en la frictionnant. Pressez délicatement vos cheveux dans une serviette en microfibre ou un vieux t-shirt en coton.

Vinaigre de cidre ou eau froide : quelle astuce remplace vraiment l’effet « miroir » du silicone ?

La brillance éclatante des produits siliconés est un effet d’optique. La gaine lisse et uniforme qu’ils créent agit comme un miroir, réfléchissant la lumière de manière parfaite. Pour obtenir une brillance naturelle, l’objectif n’est pas de recouvrir le cheveu, mais de parvenir à refermer et réaligner ses écailles. Des écailles bien lisses et plates réfléchiront naturellement la lumière. Deux ennemis principaux s’opposent à cet objectif : la chaleur et le calcaire de l’eau.

Le calcaire, présent dans l’eau du robinet de nombreuses régions, laisse un dépôt terne sur la fibre capillaire et empêche les écailles de se refermer correctement. C’est là que le rinçage acide entre en jeu. Le pH acide du vinaigre de cidre (ou du jus de citron) neutralise le pH alcalin du calcaire, le dissout et aide les écailles à se resserrer instantanément. Dans un pays où le problème de l’eau dure est répandu, il est indispensable de terminer par un rinçage à l’eau vinaigré pour retrouver douceur et brillance. La recette est simple : une cuillère à soupe de vinaigre de cidre dans un litre d’eau froide en dernière eau de rinçage.

L’eau très froide a un effet similaire, mais purement mécanique. Le froid provoque la contraction des écailles, les lissant le long de la tige pilaire. Combiner un rinçage acide avec de l’eau froide est donc le duo gagnant pour mimer l’effet « miroir » du silicone de manière totalement naturelle. Si l’odeur du vinaigre vous rebute, d’autres alternatives existent :

  • L’hydrolat de romarin : Connu pour ses propriétés stimulantes, il apporte également une belle brillance.
  • L’infusion de thé vert refroidie : Ses antioxydants protègent le cheveu et ravivent son éclat.
  • L’eau de riz fermentée : Un secret de beauté asiatique ancestral, riche en inositol, qui renforce et lisse la fibre.

Pourquoi votre crème « naturelle » contient-elle quand même des perturbateurs endocriniens ?

Félicitations, vous avez réussi à éliminer les silicones. Mais la quête d’une routine véritablement saine ne s’arrête pas là. Le marketing du « naturel » et du « sans silicone » a créé une nouvelle catégorie de produits qui, sous des apparences vertes, peuvent cacher d’autres ingrédients problématiques. Il est crucial de rester vigilant et de ne pas baisser la garde. Des conservateurs, des filtres UV ou des antioxydants synthétiques peuvent se glisser dans des formules prétendument « clean ».

Le plus grand piège est de se concentrer uniquement sur un ou deux ingrédients à éviter (comme les silicones et les sulfates) et d’ignorer le reste de la composition. Certains conservateurs comme le Phénoxyéthanol ou le couple MIT/MCIT sont connus pour leur potentiel irritant, voire allergisant. D’autres, comme certains filtres UV solaires (Ethylhexyl Methoxycinnamate) ou antioxydants (BHT), sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, capables d’interférer avec notre système hormonal.

Votre démarche de transition capillaire est l’occasion parfaite d’étendre votre vigilance à l’ensemble de vos produits cosmétiques. Apprendre à lire une liste INCI dans son intégralité vous protège du « greenwashing ». Le tableau ci-dessous, inspiré par une analyse des applications de notation cosmétique, met en lumière quelques-uns de ces ingrédients à surveiller et leurs alternatives plus sûres.

Ingrédients à éviter dans les produits « sans silicone »
Ingrédient Fonction Risque potentiel Alternative clean
Phénoxyéthanol Conservateur Irritant, perturbateur endocrinien suspecté Leuconostoc/Radish Root Ferment
Ethylhexyl Methoxycinnamate Filtre UV Perturbateur endocrinien Zinc Oxide
BHT/BHA Antioxydant Cancérogène possible Vitamine E naturelle
MIT/MCIT Conservateur Allergisant puissant Sodium Benzoate + Potassium Sorbate

Une transition réussie est une transition informée. Pour aller au bout de votre démarche, il est essentiel de regarder au-delà de l'absence de silicone et de s’assurer de la propreté globale de la formule.

L’erreur de laver vos polaires recyclées sans filet de protection

À première vue, le lien entre votre pull en polaire et votre transition capillaire peut sembler ténu. Pourtant, il repose sur un principe physique fondamental : la gestion de la friction pour préserver la fibre. Lorsque vous lavez une polaire sans protection, l’agitation mécanique dans le tambour de la machine à laver provoque une friction intense qui arrache des milliers de microfibres de plastique. C’est un désastre écologique, mais aussi une illustration parfaite de ce qui arrive à vos cheveux.

Le filet de lavage, comme le Guppyfriend, agit comme un cocon protecteur. Il limite la friction et l’étirement, préservant ainsi l’intégrité du textile. Considérez maintenant votre après-shampoing et votre peigne à dents larges : ils sont le « filet de protection » de vos cheveux. En l’absence de la gaine lubrifiante des silicones, chaque fibre est exposée. Le simple fait de les frotter les uns contre les autres lors d’un shampoing vigoureux ou d’un brossage à sec provoque des micro-déchirures le long de la cuticule, exactement comme la machine à laver dégrade votre polaire.

Cette analogie nous enseigne une leçon cruciale : le passage au naturel ne consiste pas à laisser les cheveux « se débrouiller seuls ». Il s’agit de remplacer une protection synthétique (les silicones) par une protection mécanique et des gestes doux (démêlage humide, produits filmogènes naturels comme le lin ou l’aloe vera, séchage sans friction). L’erreur serait de penser que « naturel » signifie « ne rien faire ». Au contraire, cela demande plus de conscience et de méthode.

Points clés à retenir

  • L’aspect « moche » des cheveux en début de transition n’est pas leur vraie nature, mais un état de sevrage structurel qui révèle une fibre déshydratée et une friction élevée.
  • Le gain de volume et la meilleure définition des boucles sont des conséquences mécaniques directes de la suppression du poids de la gaine de silicone, permettant à la fibre de retrouver sa forme originelle.
  • Le geste le plus transformateur n’est pas de multiplier les masques, mais d’adopter un démêlage systématique sur cheveux mouillés et enduits de soin, complété par un rinçage final acide pour lisser les écailles et restaurer la brillance.

De la formulation DIY à l’expertise : pourquoi remplacer le silicone est un métier

Imaginez essayer de fabriquer un déodorant solide maison capable de rester intact par 35°C. Vous réaliseriez vite que trouver le bon équilibre entre les cires, les beurres et les poudres pour obtenir efficacité et stabilité est une véritable science. Remplacer un ingrédient de performance comme le silicone dans un soin capillaire relève de la même complexité. Il ne suffit pas de l’enlever ; il faut le substituer intelligemment par un complexe d’ingrédients naturels qui remplissent ses fonctions : lubrification, gainage, protection et brillance.

C’est tout le travail des formulateurs en cosmétique naturelle. Ils ne se contentent pas de mélanger des huiles et des hydrolats. Ils recherchent des alternatives végétales innovantes : des protéines de blé hydrolysées pour combler les brèches, de l’inuline issue de la chicorée pour son effet lissant, des extraits de graines de lin pour former un film protecteur souple et hydratant, ou encore des esters de sucre pour la douceur et la facilité de démêlage. La performance d’un produit naturel ne vient pas d’un ingrédient miracle, mais de la synergie d’un ensemble d’actifs bien choisis.

Comprendre cela est libérateur. Votre transition n’est pas un combat contre vos cheveux, mais une collaboration. Votre rôle est de fournir à votre fibre les outils dont elle a besoin, en choisissant des produits bien formulés et en adoptant les bons gestes. Le passage au naturel n’est pas un retour en arrière, mais un pas en avant vers une compréhension plus profonde et plus respectueuse de la biologie de vos cheveux. C’est une démarche qui demande un peu de science, beaucoup de douceur et une bonne dose d’encouragement.

Pour appliquer ces principes dès aujourd’hui, la prochaine étape logique est de réaliser un audit complet de vos produits actuels et d’adopter une routine de démêlage et de rinçage qui soit parfaitement adaptée à la nouvelle texture de vos cheveux. C’est le début d’une nouvelle relation, plus saine et authentique, avec votre chevelure.

Rédigé par Sophie Morel, Docteur en pharmacie et formulatrice en cosmétique naturelle, spécialisée dans la toxicologie et la réglementation européenne. Avec 14 ans d'expertise en laboratoire, elle analyse les listes INCI pour séparer le marketing de l'efficacité réelle.