| 25 mai 2008 |

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1ere éclosion : c'est petit, vraiment petit ce qui sort d'un oeuf.
(35 s / 2,3 Mo) |
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Sportif dès la naissance : tentative d'escalade d'un oeuf.
(48 s / 3,2 Mo) |
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Des parents attachants et plein de tendresse, mais complètement dépassés par l'événement...
(5 mn 06 s / 21 Mo) |
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Première naissance en fin d'après-midi.
La première naissance est intervenue aujourd'hui à 19h05, au bout de 14 jours de couvaison. La femelle qui venait juste de revenir dans le nichoir a promptement ingurgité les fragments de coquille et réchauffé le poussin.
Question alimentation... bien, ça n'a pas franchement l'air d'être au point ! Pendant de longues minutes, le mâle et la femelle se sont évertués à proposer au poussin un papillon... aussi gros que lui. Qui plus est, le poussin était à la renverse, la tête en bas... Un couple de nunuches vous dis-je ! Le mâle semble comprendre vite que l'oisillon réclame de petites proies, mais la femelle a l'air, disons... un peu limitée question fréquence du processeur cérébral.
Elle semble ne pas savoir s'y prendre pour administrer son repas au poussin. Et au bout de quelques essais infructueux, elle avale elle-même la proie...
Question ménage, ce n'est pas non plus le top : un filament de crin accroché je ne sais trop où flotte sans arrêt devant l'objectif de la caméra. Dame mésange pourrait faire un effort pour contenter le voyeur que je suis, non ?
A la réflexion, je ne suis plus du tout convaincu que ce couple de mésanges soit celui qui avait niché en mars-avril dans le nichoir 1. Les comportements me paraissent par trop différents.
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| 26 mai - 1er juin |

1er juin 10h34

1er juin 11h06 |
Au petit matin du 26 mai, il y a comme prévu deux poussins de plus dans le nid. Le quatrième naîtra en fin d'après midi. Puis tous les jours vers 17 h, un nouveau poussin viendra s'ajouter à la nichée.
| Jour |
Naissances |
Total poussins |
| 25 mai (J0) |
3 |
3 |
| 26 mai (J0+1) |
1 |
4 |
| 27 mai (J0+2) |
1 |
5 |
| 28 mai (J0+3) |
1 |
6 |
| 29 mai (J0+4) |
1 |
7 |
| 30 mai (J0+5) |
1 |
8 |
Comme attendu, 5 jours séparent l'aîné du cadet. Et le gradient de taille des oisillons est bien visible. Sur les photos ci-contre, la différence entre les poussins les plus âgés, aux plumes déjà bien visibles, et les plus jeunes encore glabres saute aux yeux.
Je craignais que cette différence de taille et de force hypothèque très vite les chances de survie des plus jeunes. Pour le moment ce ne semble pas être le cas, et les petits derniers semblent en parfaite santé.
Reste à savoir comment cela va évoluer lorsque les plus âgés voudront quitter le nichoir alors que les plus jeunes seront encore incapables de voler...
Enfin, dans l'immédiat, je tire mon chapeau aux parents qui se sont très vite adaptés au nombre croissant de gosiers affamés et semblent n'oublier personne lors de la distribution des chenilles. Mea culpa, ils ne sont finalement pas aussi nunuches que l'avais pensé ! Cela devrait faire plaisir à une internaute qui trouvait que j'étais bien sévère avec notre couple de mésanges... |
| 05 juin 2008 |

Point de situation inquiétant...
Il est 22h30 et il fait nuit depuis déjà quelque temps au moment où j'écris ces lignes. Les oisillons dorment en boule serrés les uns contre les autres dans le nichoir. Seuls... La femelle n'est pas revenue dormir à côté d'eux. Mais que ce passe t-il avec cette nichée ?
Et combien sont-ils réellement ? Il est sûr qu'ils ne sont pas huit. Ils semblent être au minimum six, peut-être encore sept. La faible résolution de la caméra et son fonctionnement en N&B ne facilitent pas le comptage.
Et que la différence entre les aînés et les cadets est flagrante ! La seconde photo ci-contre vous présente le plus jeune de ceux que j'ai pu observer. L'oisillon est encore aveugle, les plumes caudales émergent à peine, la ligne dorsale est légèrement marquée. Pourra t-il survivre dans la compétition féroce qui l'oppose à ses frères et soeurs pour s'accaparer la nourriture ? Rien n'est moins sûr...
La plupart des poussins sont sortis en fin de journée de la coupe du nid, s'égosillant à l'entrée du nichoir. Ca paraît un peu tôt. Ils ont à peine 12 jours pour les plus âgés. Mais ils semblaient curieusement crever de faim ce soir, ce qui les a peut-être stimulé.
Puisque l'on parle de faim, mais où sont donc les parents ? J'ai l'impression de les avoir peu vu en fin de journée. Allez, je m'attelle à compulser l'intégralité des photos prises automatiquement aujourd'hui pour dénombrer leurs allées et venues ; le résultat est présenté dans le tableau ci-contre.
Il semblerait effectivement qu'il y ait un peu de relâche depuis 15 heures. Les poussins auraient été en moyenne
nourris 4 fois chacun depuis 15 heures ? Bigre, c'est bien peu... Affaire à suivre.
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| 06 juin 2008 |

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Une seconde nuit tous seuls et un oisillon qui ne se réveillera jamais plus...
(16 s / 1 Mo) |
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Quelque chose ne va effectivement pas bien du tout...
Ce soir les oisillons dorment à nouveau seuls, et veillent la dépouille d'un de leur frère ou soeur mort dans l'après-midi. Il repose tout en haut de la photo ci-contre.
Mort de quoi ? Peut-être de faim tout simplement. La femelle charbonnière semble avoir disparu, et le mâle désemparé a fait plusieurs incursions dans le nichoir en fin de journée. Il a fait un peu de ménage, enlevant quelques sacs fécaux, et a longtemps contemplé l'oisillon qui ne bougeait plus. Il n'a apporté que peu de nourriture, comme s'il ne savait plus quoi faire.
A tout hasard, j'ai disposé dans la mangeoire du jardin quelques graines de tournesol qu'il a décortiqué avant de les amener au nichoir. Mais je ne suis pas sûr que tous les poussins aient reçu leur pitance...
Demain, avant que le jour ne se lève, j'essaierai d'ôter l'infortuné oisillon du nid sans compromettre la survie de ceux qui survivent encore. Mais le nichoir est relativement haut, et d'accès peu facile. Puis je disposerai à proximité du nichoir quelques asticots de pêche. Avec beaucoup de chance, ça servira à quelque chose.
Les premiers pas dans la vie ne sont pas faciles pour tout le monde... |
| 07 juin 2008 |
Les mauvaises nouvelles continuent
13h00
Un autre oisillon est mort durant la nuit, et hormis le plus gros, les autres ne sont guère fringuants.
Le père est venu dès 6 heures les nourrir, mais ses visites ne sont pas assez fréquentes pour rassasier les estomacs affamés. D'autant que le plus gros et le plus fort des poussins s'accapare la plus grande partie de la nourriture.
Aux grands mots les grands remèdes. Contre menue monnaie, le magasin de pêche du quartier m'a permis de m'approvisionner en petits asticots de pêche (pinkies) que j'ai disposé aux alentours du nid.
14h00
Les visites du mâle semblent s'être faites plus fréquentes, mais le plus jeune des poussins vient aussi de succomber. Sur le dos, la tête renversée, il ne bouge plus depuis 12h30... Je l'enlèverai une fois la nuit tombée, lorsque le nourrissage aura cessé.
22h00
Cela fait maintenant un peu plus d'une heure que le mâle a interrompu ses va-et-vient au nichoir. Il est l'heure d'aller enlever le petit corps sans vie qui demeure encore dans le nid.
A l'ouverture du couvercle, je suis salué par un concert de pépiements et trois becs béants pointent vers moi. Essayons donc de leur offrir quelques vers de farine étêtés. Super, je sens un petit bec qui se referme plusieurs fois sur le bout de mon index et le ver qui progresse allègrement dans le gosier. Et d'un ! Et on répète l'opération une fois, deux fois, puis trois. A la fin chaque oisillon a eu son ver, et le plus gros en a même consommé deux. J'ai quand même raté mon travail de nourrice deux fois et deux cadavres de vers de farine traînent sur le bord du nid. Qu'importe, laissons-les là.
Tiens, mais que me veut celui-là ? Le croupion en l'air, un oisillon attend que je lui ôte son sac fécal. Désolé mon gars, mais il commence à faire nuit et j'ai de trop gros doigts boudinés pour l'opération !
Rassasiés, les poussins se blotissent au fond du nid. Plus personne ne veut encore un petit morceau ? Non, alors bonne nuit !
Espérons que ce casse-dalle nocturne contribuera à leur survie...
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| 08 juin 2008 |
Lueur d'espoir ?
6h00 du matin. La nuit a été fraîche. Rien ne bouge dans le nichoir. On ne voit même plus les poussins respirer. Sont-ils tous morts ? Un quart d'heure plus tard, même constat... Redémarrage du logiciel de surveillance au cas où le rafraîchissement de l'image ne serait plus assuré... Ouf c'était bien cela. Mais les poussins ont l'air vraiment réfrigérés.
Effectivement, ils sont presque froids et amorphes, faute d'un plumage suffisant et d'une mère qui ne les a pas réchauffé durant la nuit. Que faire ? Laisser faire la nature ou tenter un coup de pouce qui pourrait se révéler hasardeux ? La matinée commence de manière morose et le soleil ne semble pas vouloir être de la partie. Après avoir hésité sur la conduite à suivre, je prends le risque d'essayer de réchauffer brièvement les oisillons. Exit les poussins un par un et exposition à la douce chaleur d'un sèche-cheveux à distance respectable. Le résultat ne se fait pas attendre. En peu de temps, ils redeviennent fringuants. Ils peuvent maitenant patienter jusqu'à l'arrivée du mâle et de la pitance.
Le mâle arrivera peu après, et toute la journée enchaînera les apports d'insectes, de chenilles et de vers de farine déposés à son intention dans une mangeoire "privée" à proximité du nichoir. Les oisillons auront été bien nourris aujourd'hui.
Le mâle semble avoir interrompu son activité vers 20h50. Vers 21h30, j'ose un coup d'oeil dans le nichoir. Les petits sont bien blottis les uns contre les autres, et tous tièdes. Le plus jeune d'entre eux réclame un peu de nourriture. Allez hop gamin, voilà un ver de farine en plus. Et je t'enlève même ton sac fécal ! Plus personne ne réclame ? Ils ont tous l'air rassasiés. Fermeture du couvercle alors.
L'après-midi aura été ensoleillé, et il fait en soirée 5°C de plus qu'hier à la même heure. Avec l'estomac plein, j'espère que les poussins pourront passer la nuit sans difficulté. Ils ont encore quelques jours à tenir pour être suffisamment emplumés et certains de survivre la nuit. Et la mangeoire sera pleine de vers de farine demain matin...
NB : Les opérations que je peux conduire actuellement dans le nichoir sont bien évidemment à proscrire STRICTEMENT dans le cadre d'une nidification "normale". Et jusqu'au 6 juin inclus, je me suis abstenu de toute intervention, conscient toutefois que les poussins disposaient de chances inégales de survie compte tenu de leur différence d'âge. Et ce n'est que lorsque j'ai estimé que le pronostic vital de l'ensemble des survivants était engagé que j'ai décidé d'apporter un coup de pouce supplémentaire. Il ne s'agit surtout pas de vouloir remplacer le seul parent restant ni de le faire fuir. Lui seul dispose des réelles compétences à élever ses oisillons au nichoir et au cours des deux semaines qui suivent l'envol.
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| 09 juin 2008 |
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La journée commence bien
7h00
Le mâle arrive avec le "p'tit déj" à 5h45 et les petits frétillent. Visites suivantes à 6h06, 6h13, 6h34, 6h39, 6h47, 6h54, 6h56, 6h57... Tout va bien, et je n'interviendrai donc pas hormis pour remplir la petite mangeoire de vers de farine.
22h00
Bon, ça ne va pas trop mal semble t-il. L'un des poussins est nettement plus petit et éprouve plus de difficultés à obtenir sa becquée que ses deux costauds de compères. Allez, petit, un ver de farine ou deux distribués par ton ange gardien ne te feront pas de mal !
La nuit est tiède. Pas de soucis a priori d'ici demain. |
| 11 juin 2008 |
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La série noire continue
Malgré toutes les mesures que j'ai pu entreprendre, le benjamin de la nichée est mort cette nuit à 0h09, sans faire de bruit, sans signe avant-coureur. Sa petite taille l'a sans doute handicapé dans la compétition pour la nourriture.
Pourvu que la série noire s'arrête là, d'autant que je dois m'absenter pour quelques jours. Je vais charger les mangeoires en victuailles. Cela tiendra bien pendant une journée. |
| 14 juin 2008 |

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Deux oisillons bien dodus.
(38 s / 2,4 Mo) |
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Soulagement
Soulagement lorsqu'à mon retour je découvre les deux survivants bien vivants, bien dodus et apparemment en bonne santé. Soulagement également lorsque je constate que leur père poursuit infatigablement ses tâches de nourrissage.
Je suis quasiment certain que ces deux oisillons sont sauvés. Leur plumage est bien développé, ils sont alertes et ne devraient pas tarder maintenant à quitter le nichoir. Peut-être d'ici une journée ou deux.
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